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Pouille toujours

Après son excellent Us Open, Lucas Pouille confirme une progression qui semble pouvoir l'emmener assez haut. Sa première venue à Metz a été l'occasion d'un premier titre ATP, après de beaux duels, notamment face à Goffin et Thiem en finale, qu'il aura sans doute le privilège de rencontrer à nombreuses reprises dans les prochaines années. Serein et appliqué, le français vise bien sur plus haut, bien encadré par un Emmanuel Planque qui a su le rebooster en cours d'année et lui faire faire les efforts nécessaires pour passer un cap. Désormais bien installé dans le top 20, il va pouvoir régulièrement se confronter aux tous meilleurs pour parvenir, on l'espère, à briser la malédiction des français en Grand Chelem. La prochaine génération ne pourra pas être aussi forte que le big four actuel. Il devrait donc avoir plus d'opportunités que Tsonga et consorts pour décrocher enfin le graal d'une victoire en Grand Chelem. On ne fera pas les difficiles quant au tournoi qui le verra s'imposer.

Même si on n'est pas prêt de retrouver une génération égale à celle de Federer, Nadal et Djokovic (encore que rien ne soit écrit dans le marbre), l'ami Pouille va devoir composer avec d'autres immenses jeunes talent. On a déjà parlé de Thiem, déjà top10, mais l'Allemand Zverev pourrait être encore plus coriace !

Lui aussi vainqueur de son premier titre dimanche dernier, Alexandre peut rêver d'une carrière Ko-lo-ssalle !! A Saint-Petersbourg, il est venu à bout de Wawrinka en 3 manches, en montrant de fortes facultés mentales dans le money time. C'est forcément un signe.

 

(à suivre)

 

 

 

 

 

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La folie Frenchies aux States

Qui aurait parié que la seconde semaine de l'Us Open débute avec encore trois français ! L'exploit de la veille revient évidemment à Lucas Pouille, auteur d'une énorme performance contre un Rafael Nadal pourtant en grande forme jusque là. Le premier set de Pouiller, un chef d'oeuvre, lui a permis de prendre le match par le bon bout et de faire douter l'espagnol. Bien entendu, Rafa s'est jeté à corps perdu dans la bataille pour refaire son retard. Mené deux sets à un, c'est lui qui a breaké en premier dans le 5e set, scellant aux yeux de la majorité le sort du malheureux Pouille. Et bien non ! Lucas, sereinement, remporte le jeu décisif de l'ultime set reçoit une ovation plus que méritée du public américain.

Avant lui, Tsonga et Monfils avaient tenu leur rang en costaud, respectivement contre Sock et Baghdatis. Résultat, une première à l'Us Open dans l'ère open, trois français seront présents en quarts de finale, et un d'entre eux au moins en demi-finale, car Monfils et Pouille vont s'affronter.

Autant dire que cet Us Open 2016 est déjà une réussite. On se prendrait bien à rêver de l'impossible, une victoire d'un français en Grand Chelem que l'on attend depuis plus de 33 ans. Tsonga reste sans doute le plus à même d'aller au bout, mais il devra battre Djokovic, sans que l'on sache aujourd'hui si le serbe est à son meilleur ou un peu diminué par les blessures. Tout est jouable sur le papier, mais sur le terrain, parvenir à battre ce type d'ogre c'est une toute autre histoire.

Cette folie bleue n'est que masculine, Garcia et Mladenovic ayant été battues assez tôt. La défaite de Caroline Garcia laisse un gout amer tant la française n'a pas joué ce match, complétement perdue sur le court et jouant des coups dans un vrai fil conducteur à sa rencontre. Contre une adversaire, certes peu puissante, mais qui ne commet pas de fautes, l'affaire à été rapidement pliée par Radwanska, bien à son aise d'éviter un combat que l'on attendait plus acharné. Quant à Kristina, elle a perdu contre Pavlyuchenkova au tie-break du troisième set, donc avec les honneurs, même si on attend qu'elle passe de nouveaux caps en simple. Les deux comparses sont toujours en lice en double et peuvent espérer beaucoup.

Le bilan reste positif après un épisode Jeux Olympiques et bisbilles avec la FFT à oublier très vite.

 

La lueur anglo-saxonne

Britanniques et américains se sont également bien montrés dans cette première semaine. Si Murray était attendu, Edmund et Evans l'étaient beaucoup moins. Chez les ricains, on se contente de peu depuis plusieurs années. Du coup les quelques victoires de leurs jeunes talent leur ont redonné du baume au coeur. Donaldson, Harrison, Tiafoe et Sock ont fait passé quelques frissons dans le stade. Pour autant, les successeurs d'Agassi et Sampras, et à un moindre niveau d'un Andy Roddick, ne sont pas vraiment identifiés aujourd'hui. Idem chez les femmes où la relève des soeurs Williams peine à se frayer un chemin, malgré quelques coups d'éclat ça et là.

 

Dernière ligne droite

Les enjeux de cette dernière ligne droite sont encore importants cette année. Chez les femmes, Serena Williams n'a quasiment pas droit à l'erreur si elle veut conserver sa première place mondiale. Kerber est toujours en poste et peut briguer le trône dès lundi prochain, même si une deuxième victoire de sa part en grand chelem cette année serait nécessaire pour que l'on puisse réellement la considérer comme la numéro un mondiale. Le tableau de l'allemande est un peu plus simple sur le papier et Serena devra gérer des émotions qui l'ont déjà empêché de briller.

Chez les messieurs, le bas du tableau est également très intéressant, avec des joueurs qui peuvent vraiment créer la surprise (Thiem, Del Potro, Dimitrov) face aux cadors habituels que sont Murray, Nishikori et Wawrinka. Belle densité qui devraient nous donner des affrontements attrayants dès ce soir. Avec là aussi en ligne de mire, un possible changement de numéro un mondial si Murray arrive à confirmer ses derniers succès sur le circuit, face à un Djokovic un peu moins souverain qu'à l'accoutumée.

 

 

 

 

 

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Ambiance plombée

La première journée de cet Open d'Australie est plombée par les soupçons entourant un nombre importants de joueurs, non pas en matière de dopage, mais de matches truqués. Et parmi eux, des ténors, voire des vainqueurs de Grand Chelem. Ça aura au moins le mérite de rafraichir l'atmosphère d'un tournoi réputé pour sa canicule. Aucun nom n'a encore circulé, mais le bruit va être assourdissant quand on saura. On dirait bien que les paris sont lancés, mais ça va faire désordre.

En attendant, il vaut mieux se concentrer sur le début du premier majeur qui sourit pour le moment aux favoris et principalement à Djokovic et Serena Williams, qualifiés pour le deuxième tour. Côté français c'est pas mal aussi, avec la victoire de Mladenovic sur Cibulkova et celle de Herbert sur Andujar et de Simon sur Pospisil.

Quel résultat à la fin ?

Comme on le dit souvent, tout n'est pourtant pas écrit jusqu'à la fin. Outre le niveau des uns et des autres, les conditions de jeu extrèmes ont souvent une forte influence sur le résultat des matches. Les mieux préparés seront au rendez-vous de la deuxième semaine. Djokovic et Williams n'ont finalement pas trop à s'inquiéter. Leurs adversaires vont devoir sortir le match parfait pour les éliminer du tournoi. Ils sont peu à en être capable aujourd'hui.

Savourons donc ces premiers instants comme il se doit. L'année 2016 risque d'apporter son lot de surprises, et pas forcément celles qu'on attend ou que l'on imagine.

 

 

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Des premiers lauréats hommes attendus !

La première semaine de confrontation sur les circuits masculin et féminin n'a apporté que peu de surprises. Chez les messieurs, la performance la plus notable est la victoire de Milos Raonic à Brisbane sur un Roger Federer encore en manque de densité. Pour la revanche de l'année précédente, le canadien n'a eu besoin que de 2 sets pour battre le suisse, qui fait tout de même une rentrée convenable avec des victoires sur Dimitrov et Thiem. Pour Raonic, c'est une 8e victoire sur le circuit qui va lui donner de la confiance pour la suite de sa saison.

Du côté de Chennai, Wawrinka, déjà plusieurs fois titré, l'emporte sur le jeune Borna Coric, qui disputait sa première finale et qui apparaît aux yeux des amateurs avertis, comme un des prochains ténors. Déjà en net progrès en 2015, il devra rapidement confirmer en Grand Chelem pour prendre le bon wagon des grands espoirs qui ont réussi. Il sera n'en doutons pas un joueur à éviter pour les favoris dans le grand tableau de l'Open d'Australie.

Enfin à Doha, pas de miracle pour Nadal. Un Djokovic en démonstration a clairement appuyé sur les lacunes de l'espagnol et sur l'ascendant pris par le serbe dans ses confrontations avec Rafa. La présence en finale est certes une bonne performance dans l'absolu, mais le score n'incite pas vraiment à beaucoup d'enthousiasme. Du côté de Nole au contraire, la confiance est à son summum. Il faudra un jeu d'extra-terrestre pour le sortir à Melbourne.

Peu d'enseignements nouveaux donc par rapport à 2015, pour le moment. Murray n'a pas joué cette première semaine. Le numéro deux mondial peut être un de ceux qui bousculeront le serbe en 2016.

 

Des revenantes chez les femmes !

Les trois gagnantes de la semaines se repositionnent de la meilleure façon pour réaliser une belle année 2016. Radwanska et Azarenka retrouvent le goût de la victoire de manière convaincante à Shenzen et Brisbane, après des soucis physiques et quelques résultats en dents de scie en 2015. Quant à Sloane Stephens, elle n'est toujours pas sortie de son costume de grand espoir. Son deuxième succès sur le circuit peut la faire passer le cap nécessaire. C'est en Grand Chelem qu'elle devra prouver sa valeur et pas seulement un gros potentiel.

Cela rallonge en tous cas la liste des joueuses qui vont se ruer à l'assaut de la forteresse Serena Williams. Derrière l'américaine, le niveau est relativement homogène. Elles peuvent toute nourrir de fortes ambitions, quitte à compter sur une baisse de niveau ou quelques pertes de concentration et motivation chez Serena.

 

Malheureusement, que cela soit chez les hommes ou chez les femmes, les français n'ont pas pointé le bout de leur nez, à l'exception de Benoit Paire à Chennai, sur la lancée de son honorable fin de saison 2015. Battu par son pote Wawrinka, il peut espérer atteindre pour la première fois les 1/8e de finale à Melbourne si le tableau n'est pas trop ardu. En espérant que d'autres tricolores soient présents avec lui en seconde semaine.

 

 

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Le retour des Jedis - Une nouvelle saga

Quoi de mieux que de retrouver les stars des circuits Atp et Wta après les festivités de Noël, du jour de l'an... et le réveil de la Force au cinéma ?

Comme chaque année les cartes sont redistribuées et si on imagine assez facilement où sont cachés certains atouts, la conclusion de la partie n'est pas écrite pour autant. Parmi les premières interrogations qui subsistent, la capacité de Novak Djokovic à produire le même niveau de jeu qu'en 2015. Dans l'absolu, il est en est bien sur tout à fait capable, aussi grâce à la marge qu'il a encore sur ses principaux adversaires. Et pas seulement en raison de son régime sans gluten laughing. Toutefois, si sa suprématie semble destinée à se poursuivre aux yeux du grand public, ceux qui observent le tennis d'un peu plus près tous les ans savent bien que dans la vrai vie du circuit les grandes vérités toutes faites ont souvent des failles. Ce qui est certain c'est que même un peu moins fort, Djokovic restera le premier candidat à sa succession sur le trône.

La deuxième grande question concerne le Maître. Roger Federer va t-il enfin empocher ce 18e titre du GC qui se refuse à lui depuis plusieurs saisons ? Les fans du suisse répondront oui à l'unanimité. Le niveau de jeu affiché l'année dernière ne peut qu'encourager de tels pronostics. Rodgeur a su faire taire quelques esprits chagrins en développant un jeu agressif et en émaillant la saison de plusieurs hot shots d'anthologie. Malheureusement pour lui, il a calé sur la dernière marche à deux reprises en n'arrivant pas à maintenir l'intensité des tours précédents. Et dans ces occasions là on peut avoir l'impression qu'il a laissé passé sa dernière chance. A fortiori, le temps passe et le suisse n'est pas à l'abri de pépins physiques qui sonneraient le glas de la plus grande carrière de l'histoire du jeu.

Les pépins physiques, Nadal jongle avec depuis longtemps. Son souci est désormais constitué de son ancien point fort, son mental. Plus stressé, moins confiant, l'espagnol a souvent donné des signes de fragilité que son incroyable jeu de défense n'a pas réussi à cacher. Beaucoup plus de fautes direct, des balles dans les carrés de service, moins de présence dans le money time, autant d'anomalies qui n'en font plus clairement un grand favori à la place de numéro un. La vraie question concerne Roland Garros et sa possible quête d'une inédite 10e victoire. La terre battue parisienne reste sa propriété et il sera évidemment dans le coup début juin. Sur les autres surfaces il aura maintenant du mal à imposer aussi facilement sa domination.

Derrière ces trois monstres (peut-être les trois meilleurs de tous les temps), on n'aperçoit pas encore quelqu'un capable d'être numéro un en fin d'année 2016. Les partisans de l'appelation Big Four miseront sans doute un billet sur Andy Murray, tout auréolé de sa victoire en Coupe Davis, mais l'écossais reste un cran en dessous de ses collègues. Il pourrait prendre la place de numéro un sur une ou plusieurs semaines et cela serait une récompense de son talent de contreur. Comme Murray, Wawrinka essaiera lui de récupérer les miettes laissées par les autres. Il peut encore rééditer cet exploit en 2016.

Ensuite, la liste des prétendants à autre chose que le top 5 ou le top 10 n'est pas réellement fournie. Les talents ne manquent pas (Raonic, Nishikori, et l'armada des jeunes loups) mais ne sont pas encore arrivés à maturité. Et que dire de nos frenchies ?

 

Des français au top ?

Pour certains, la question ressemblerait presque à une blague. Mais qu'attend t-on vraiment de nos tricolores ? Qu'ils gagnent un tournoi du grand chelem ? Les chances sont minces et on ne peut pas leur reprocher de ne pas battre les trois ténors cités ci-dessus, a fortiori peut-être dans un même tournoi du grand chelem. Il serait déjà satisfaisant et plus envisageable qu'ils réussissent à gagner un Masters Series. Nombreux en sont capables sur le papier et compte tenu de leur jeu. Reste à concrétiser sur le terrain.

C'est peut-être sur l'état d'esprit qu'il faudrait travailler. Les dissensions affichées dans le cadre de la Coupe Davis interrogent sur le manque de responsabilisation de certains joueurs et leur aptitude à suivre une discipline suffisante. Celle qu'impose une victoire en grand chelem ne s'est pas encore manifestée et ne peut constituer la marque de fabrique de nos champions. Un peu plus de modestie serait la bienvenue, en plus de la nécessaire remise en question. La défaite contre la suisse est tout sauf un échec. C'est penser que les français étaient au niveau de Federer et Wawrinka qui dénote non pas une légitime ambition mais bien de la prétention et un manque de lucidité.

Toutefois arrêtons aussi de dire que nos français n'ont pas de mental. Ils sont à leur place dans le classement mondial et c'est déjà une performance en soi.

 

Où sont les femmes ?

Un 22e titre en grand chelem pour Serena Williams ? La question se pose t-elle vraiment ? La concurrence est beaucoup moins forte que sur le circuit masculin, et on ne voit pas bien qui pourrait l'empêcher d'égaler puis de dépasser Steffi Graf au nombre de victoires en Grand Chelem. Certes l'Us Open 2015 a été un véritable affront pour la cadette des soeurs Williams. Mais cela ne va pas se reproduire à chaque fois. Serena semble avoir conservé toute sa hargne et sa motivation. Si les ennuis physiques l'épargnent, elle lèvera encore les bras cette année dans les majeurs. De là à viser à nouveau le Grand Chelem ! Ses adversaires vont sans doute sortir les crocs pour empêcher cela.

Parmi elles, Sharapova,si proche au classement, et si loin en termes de victoires contre Serena. n'est peut être pas la mieux placée. Pas épargnée par les pépins de santé, elle comptera encore sur sa combativité pour arracher un des quatres majeurs cette année. Kvitova peut évidement renouveler ses performances à Wimbledon, mais avec elle c'est tout ou rien. Difficile de dire si 2016 sera une anné favorable à la tchèque.

On peut donc attendre une victoire d'une fille pas encore titrée en Grand Chelem.Halep s'en est approchée mais n'a pas encore compensé son manque de puissance. Bouchard va finir par voir ses chevilles dégonfler et pourra aisni courir vers un grand titre qui lui ouvre les bras. Azarenka peut également remettre le couvert après sa période noire. Et si 2016 confirmait l'éclosion de jeunes talents, comme Belinda Bencic par exemple. La suissesse a le potentiel pour être la future numéro un mondiale. Avec un jeu complet et plus de subtilité dans le jeu que nombre de ses aînées, elle amènerait un renouveau qui ferait du bien au tennis féminin, souvent trop stérétotypé.

Côté français, les grandes victoires ne sont sans doute pas pour cette année. Caroline Garcia est régulièrement fragile mentalement et Mladenovic, malgré une grande ambition, n'a pas réellement apporté de garanties de cette ampleur. Les deux pourraient se consoler avec une victoire en double aux jeux olympiques.

 

Et les JO alors ?

Oui, car en 2016, outre e fait qu'il s'agisse d'une année bissextile, l'événement se déroulera à Rio. La victoire aux JO reste symbolique par rapport à un titre en Grand Chelem, au meilleur des cinq sets. Mais beaucoup de ténors y attachent un prix particulier. Sur le CV, ça fait forcément bien !

Une année riche donc, qui va comme d'habitude nous amener son plein d'émotions. En espérant que la couverture télé suive, et pas seulement sur les chaines payantes.